vendredi 16 septembre 2011

Wish you were here par Pink Floyd




La musique est le souvenir de ce qui ne sera plus.

Wish you were here par Pink Floyd.
... et cela recommence.

Cela recommence bien avant que l’on ne se l’avoue à soi même.

Le premier jour où son visage commence à s'estomper pour de bon. La première fois où tu ne te retournes pas lorsque tu entends quelqu'un prononcer son prénom dans la rue. La première fois où tu dois faire un réel effort pour te souvenir de la chaleur de ses petites mains sur ton dos.

Cela te donne envie de pleurer, bien sûr, et cela finit par t’étonner car tu t’étais presque convaincu d’être ce monstre d'insensibilité dont tout le monde parle autour de toi. Un monstre qui pourtant n’a que son ridicule Rideau de Fer a opposé à ces arpèges ridiculement simples… je ne connais pas de prolégomènes plus cruel que cette «friture» de la radio qui s’applique à combler le vide d’une vieille présence.

Tu fais un effort surhumain pour ne pas te mettre à chialer. Pourtant, c'est tellement tentant de craquer. Ce ne serait pas la première fois et personne ne le saura. C’est dans cet instant qui précède la chanson que tu es le plus vulnérable.
Dieu seul sait comment tu y arrives mais tu ne pleures pas.

J'ai envie mais je ne peux pas. Je ne m'invente pas d'excuses. J'ai semé et récolté le chaos, comme tout le monde. Ça me démange mais je ne me gratte pas. Je serre les dents. Besoin d'énergie, de temps, de calme. Avant que cela ne recommence encore.

Est ce qu'une chanson peut avoir le même sens tellement de temps
après ?
Si je dis : "je voudrais que tu sois là", est ce que cela a encore un sens ou s’agit-il d'un réflexe que j'ai du mal à dominer, un trop plein d'amour s'ignorant lui même ?
J'ouvre la bouche et je me retrouve une dizaine d'années auparavant. Je ne sais pas ce que je veux. Je passe mes journées à me convaincre du contraire. Mais je le dis quand même:
How I wish you were here

A quoi cela va t'il me servir ? Je suppose qu'au bout d'un certain temps cela ressemble plus à de l'automutilation qu'à autre chose, n'est ce pas ?

Ce n'est pas une page qu'il faut tourner mais bien un livre entier que je dois brûler.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire